Les déclarations critiques de Ramazzini concernant l'innocuité de l'aspartame ne résistent pas à un examen scientifique minutieux

juin 2007

De nouvelles critiques figurant dans un article de Soffritti et al publié sur le Web dans le journal EHP le 13 juin, se fondent sur des travaux effectués avec la même colonie d'animaux de laboratoire déjà utilisée dans une étude précédente, laquelle avait fait l'objet de fortes critiques de la part de l'Autorité européenne d'innocuité des aliments (EFSA) du fait du taux élevé d'infection inhérent à cette colonie. Le taux élevé d'infection rend les données et les conclusions peu fiables. L'étude a utilisé la même absence de directives d'orientation, le même protocole non-OCDE [1] (maintien jusqu'à mort naturelle), cela ayant été abandonné il y a plusieurs années comme méthode adaptée à la génération de données d'évaluation de risques. 
 

L'étude a utilisé seulement 2 niveaux de traitement (20 et 100mg/kg poids corporel/jour) et ne comportait pas les hautes doses utilisées au cours de la précédente étude. La relation dose/réaction prétendue ne peut pas, de ce fait, être identifiée. 
 

Les données confirment la suspicion que les incidences sont le résultat de variations dans le taux spontané élevé de cancers dans cette colonie animale. Les incidences dans la nouvelle étude ont été comparées avec celles de l'étude antérieure, mais il n'y a pas d'analyse statistique. 
 

Les résultats de l'étude sont similaires à ceux des études précédentes avec cette même colonie. La réplique de données défectueuses ne rend pas ces données moins défectueuses pour autant.

 
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